Sarah Thornhill, Kate Grenville

sarahAller ce soir fais ta valise, je t’emmène en Australie, au début du XIXe siècle.
Pourquoi ? Parce que le constat d’aujourd’hui c’est que depuis le début du mois jte parle vachement de mecs finalement. Des histoires avec des héros qui sont des hommes, des vrais. Ce soir je vais donc te parler d’une femme amoureuse.


La deuxième raison c’est que je file dans un quart d’heure au concert d’Angus & Julia Stone, représentants de la folk australienne et que du coup je me mets dans l’ambiance.

Sarah Thornhill, de Kate Grenville, publié aux éditions Métailié, c’est l’histoire de Sarah, fille d’un ancien bagnard repenti qui s’en sort pas trop mal dans la vie depuis qu’il a monté son affaire. Sa mère est morte quand elle était petite et sa belle-mère est archi-relou, du genre celle de Cendrillon. Son père par contre est autoritaire mais juste, ce qui force son admiration ainsi que celle de ses employés. Tout va bien de ce côté là, donc.
Tout ce petit monde (6 enfants tout de même et quelques employés) vit dans une ferme en Nouvelles-Galles-Du-Sud, les hommes sont pêcheurs, éleveurs ou agriculteurs ; les femmes apprennent les rudiments de la parfaite ménagère et pas la peine de leur apprendre à lire hein. On est plutôt traditionnels chez les Thornill, tu l’auras compris.

Du coup, quand Sarah, devenue une belle jeune femme éprise de liberté, avoue à sa famille qu’elle est folle amoureuse de Jack Langland, ami de la famille mais fils d’un anglais et d’une aborigène dont le rang social est bien inférieur au leur, la pilule ne passe pas. mais alors vraiment pas.

L’histoire en elle-même n’est pas super originale ; c’est un parfait croisement entre les œuvres de Jane Austen, Autant en emporte le vent et la Petite maison dans la prairie (jte vends du rêve là je le sens), et pourtant on se passionne pour l’histoire de cette femme forte mais prisonnière des traditions qui vieillira avec le fantôme de cet amour contrarié.
Ce qui est chouette, c’est qu’à l’histoire de Sarah se mêle la grande Histoire, celle de l’Australie, prison naturelle où l’on envoya les prisonniers anglais qui devinrent des colons et exterminèrent la population autochtone. On apprend beaucoup sur cette terre du bout du monde, et on y découvre au passage quelques secrets de famille des Thornhill.
Un beau roman d’amour classique qui nous emmène loin, nous révolte et nous passionne. Tout ça à la fois, pas mal hein ?!

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