Une fille, qui danse, Julian Barnes

10303741_10152835649948567_3286962538106374272_n14 décembre, c’est le temps des vins chauds, des marchés de Noël, des achats en famille pour les cadeaux et les repas de fête. C’est aussi le jour où tu découvres ce merveilleux, MERVEILLEUX livre dont tu te souviens longtemps après l’avoir refermé.Une fille qui danse, du so british Julian Barnes, publié au Mercure de France (existe aussi en Folio), c’est la promesse de quelques jours de finesse, d’une réflexion sur la mémoire et le temps qui passe, le poids des souvenirs et la sagesse d’une vie remplie.
Tony, la soixantaine bien tassée se souvient de ses jeunes années. Dans les années 60, il fait partie d’une bande de mecs beaux, drôles et intelligents, à qui tout réussira c’est sûr. Le jour où Adrian, petit nouveau, fait son trou dans le groupe, ça part en cacahuète. On l’admire mais on le jalouse et Veronica, petite amie de Tony, se laisse séduire et finit dans ses bras. Tony l’a mauvaise, on peut le comprendre, et se décide à régler ses comptes dans une lettre assassine à celui qui était devenu un de ses meilleurs amis. Il n’y va pas de main morte, en même temps « ça va hein, ils ne vont pas s’en sortir comme ça ce serait trop facile » !
Seulement voilà, Adrian se suicide peu de temps après. La boulette.

Pendant 40 ans, Tony a vécu avec ce drame, s’est arrangé avec sa conscience et ses souvenirs et s’est marié, a divorcé, et maintenu depuis une relation cordiale avec son ex femme et sa fille. Une vie bien ordinaire, bien rangée, pas de quoi fouetter un chat.
Tout bascule lorsqu’il reçoit une lettre notariale qui contient une partie du journal intime d’Adrian.

Quarante ans plus tard, Tony est forcé de rouvrir ce chapitre de sa vie, tente de déchiffrer cette partie de journal et se demande (il serait temps tu me diras) le rôle qu’il a joué dans le suicide de son ami. Les années ont passé, la mémoire le rattrape et lui fait voir les évènements sous un jour nouveau. Sûr qu’on ne pose pas le même regard sur les choses à 20 ans et à 60 ans.

C’est beau, tellement beau. Julian Barnes sonde l’intimité, la mémoire, l’importance des détails et des choix que l’on fait. Il a d’ailleurs reçu le prestigieux Man Booker Prize pour ce livre.
La fin est complètement inattendue ; aussitôt refermé tu as envie de le relire.

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