Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski

gagner-la-guerre-284123Wouhouhou dans quatre jours on réveillonne !! (et il fait toujours 15 degrés, tout va bien…) J’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte ! (j’ai un faible pour les jours où on reçoit des cadeaux, j’y peux rien.)

Mais j’ai encore plus hâte de te présenter ma douce Noémie, qui m’a fait l’honneur d’accepter de mettre son talent au service de Livromatic ce soir. Noémie, une amie chère à mon cœur, qui partage la même maladie que moi : ne pas pouvoir entrer dans une librairie sans en sortir les mains pleines (et le porte-monnaie vide) et sans qui il n’y aurait probablement pas eu de blog du tout, puisque c’est elle qui m’a tout appris ! Il en a fallu de la patience, de la bière et du chocolat pour que je pige quelque chose, étant donné mon handicap avec les machines électriques. C’est aussi Nono qui m’a eu à l’usure et qui a finalement réussi à me faire lire (et aimeeeer) Harry Potter ! Bibliothécaire de métier (j’ai eu la chance de bosser avec elle pendant deux mois, c’était trop trop trop chouette), et passionnée de musique qui nous régale de ses chroniques éclectiques sur son blog Music High Times, elle nous régale ce soir ici-même avec une chronique sur LE livre qui a changé sa vie. Ouais, on est des p’tits chanceux !

« « Ce livre a changé ma vie » : J’ai toujours rêvé de pouvoir dire cette phrase … Eh bien Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski a changé ma vie. Pas de là à allumer des cierges et à piétiner mon Iphone, mais je peux véritablement dire qu’il y a eu un avant et un après cette lecture. Depuis que j’ai ouvert mon exemplaire en mai 2014, je suis devenue complètement obsédée par ce bouquin. J’y pense tout le temps, j’en parle tout le temps et je peine à trouver de nouvelle lecture aussi enthousiasmante. Vous l’aurez compris, il faut absolument que vous lisiez ce livre.

Alors de quoi ça cause ? Gagner la guerre est un roman français où se mêlent aventure, intrigues politiques, humour et fantasy. Ok ça parait chelou comme ça. Nous sommes à Ciudalia, ville imaginaire inspirée des Venise et Florence du XVe siècle. Notre héros, Benvenuto Gesufal est membre de la guilde des assassins. Zigouiller des gens, c’est son métier. Son nouveau contrat : tuer un homme important et très apprécié pour le Podestat (un mec qui a plein de pouvoir et qui en veut encore plus). Évidemment tout ne va pas se passer comme prévu et l’assassin va se rendre compte dans quels rouages machiavéliques il a mis les doigts. Macho et sans morale, ce anti-héros est plus crédible que Tom Cruise et que James Bond réunis. Il porte le roman : on adore son franc-parler et son coté « je m’attire toutes les emmerdes du monde». Ce que je n’ai pas encore dit, c’est que Jean-Philippe Jaworski a une des plus belles plumes actuelles que je connaisse. Son écriture est ciselée, truculente (je n’utilise jamais ce mot mais il colle parfaitement à la lecture de ce livre) et mélange les niveaux de langue. Chaque phrase est culte, on a bien souvent envie de s’arrêter pendant la lecture pour en relire certaines et se les noter :

« Je suis allergique aux enterrements. Ça peut sembler bizarre, compte rendu de mon fonds de commerce, mais c’est ainsi. J’ai mes raisons. Tuer et inhumer, c’est deux activités très différentes. Buter un quidam, pour un affranchi, c’est gratifiant. Ça demande un minimum de cœur au ventre, c’est un peu sale, c’est rapide, c’est payant : bref, c’est une réelle expérience humaine, directe et sans complications. Enterrer le même quidam, par contre, quelle corvée ! C’est codifié, grégaire, faux cul, interminable. Ça sublime les vicissitudes du banquet de mariage, en noir et sans le pince-fesse. La douleur sincère de quelques naïfs copule d’obscène manière avec les larmes obligées du plus grand nombre. »

« Je n’ai jamais aimé la mer. Croyez-moi, les paltoquets qui se gargarisent sur la beauté des flots, ils n’ont jamais posé le pied sur une galère. La mer, ça secoue comme une rosse mal débourrée, ça crache et ça gifle comme une catin acariâtre, ça se soulève et ça retombe comme un tombereau sur une ornière ; et c’est plus gras et plus limoneux que le pot d’aisance de feu ma grand-maman. Beauté des horizons changeants et souffle du grand large ? Foutaises ! La mer, c’est votre cuite la plus calamiteuse, en pire et sans l’ivresse. »

On ne sait jamais ou l’auteur va nous amener, les rebondissements sont multiples. Ce livre possède tout ce qu’on aime : de l’aventure, du suspens, de l’humour, des intrigues politiques, des scènes d’action, un soupçon de fantasy et un anti-héros génialissime. Et la meilleure scène d’évasion jamais lue/vue de toute ma vie ! Si je ne vous ai pas convaincu, allez faire un tour aux rayons sf/fantasy de n’importe quelle librairie et vous verrez qu’il est en coup de cœur partout !

Noémie. »

Bin moi je sais pas pour toi, mais ça m’a vachement donné envie de le lire ! Pourtant les littératures de l’imaginaire c’est pas tellement mon dada, mais je fais une confiance aveugle aux goûts de ma bibliothécaire préférée ! Du coup il rejoint la (longue) liste des livres que je veux lire absolument. Même que ça n’a rien à voir mais j’ai trop hâte d’être son témoin en avril prochain ❤

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